Pourquoi partir en Tour du Monde ?

tdm-partir-en-tour-du-monde-header

On se barre en tour du monde ! Ca y est c’est décidé, nous partons en début d’année explorer le monde et ses merveilles, armés de nos sac à dos, pour une durée indéterminée !

C’est une aventure exceptionnelle, un rêve qui se réalise. Cela n’a pas vraiment étonné nos proches, mais beaucoup nous demandent ce qui a déclenché cette décision. Je vous explique !

Je ne pars pas seule puisque mon cher et tendre m’accompagne dans ce projet fou, mais c’est un article plutôt personnel d’où l’utilisation majoritaire du « je ». 

Une passion dévorante

Depuis que je suis petite, je suis passionnée par le voyage. Je ne suis quasiment jamais partie en voyage pendant mon enfance, faute de moyens. Et pourtant, je rêvais secrètement d’évasion. Je pouvais passer des heures à dessiner les drapeaux des différents pays ou feuilleter les brochures d’agences de voyage. J’ai eu la chance de pouvoir voyager avec l’école, j’ai découvert l’Angleterre et l’Italie que j’ai beaucoup aimé. Mon frère est parti vivre un an au Canada pendant mon adolescence, ma famille s’est cotisée pour me payer un billet d’avion. Quelle chance ! J’ai pu découvrir cette contrée lointaine, une expérience que j’ai adorée.

Quand je suis devenue majeure, j’ai travaillé et beaucoup économisé pour pouvoir faire mes premiers voyages, dont un premier à New York à 19 ans. Je suis ensuite partie vivre en Angleterre, puis en Australie, j’ai voyagé de plus en plus… Une envie d’évasion et une passion dévorante pour les voyages qui a grandi, sans jamais vraiment s’apaiser. Plus je voyage, plus j’ai envie de voyager !

road-trip-usa-valley-of-fire5

Une frustration constante

Il est arrivé un moment où je me suis posée et je me suis demandée : à quoi se résume mes journées, mes semaines, mes mois ? J’attends la fin de la journée de travail, je compte les jours avant le week-end, jusqu’aux prochaines vacances, je pars m’évader. Et puis je reviens, et tout recommence. C’est ça la vie ? Passer sa vie à attendre que les jours passent, profiter à fond 5 semaines par an et recommencer ? Travailler 42 ans, gagner sa vie, acheter une maison, partir en vacances une fois dans l’année et puis profiter quand on aura 67 ans, à la retraite (si elle arrive un jour) ? Est-ce que c’est ça la vie que j’ai envie de mener ? Non, pas tout de suite. Est-ce que je peux faire autrement ? Peut-être. Bien sûr, je mesure la chance que nous avons en France de pouvoir profiter de 5 semaines de congés payés par an. Mais si j’ai envie d’aller trois semaines au Pérou, un mois en Nouvelle Zélande, un mois au Mexique, deux mois au Chili… Est-ce que j’ai vraiment envie que ça me prenne 6 ans, à raison d’un voyage par an ?

Il faut aussi dire que nous avions été frustrés par nos derniers voyages. Bien que merveilleux, notre road-trip aux USA nous avait fatigué par moment : le programme était minuté car quand on a un nombre de jours de congés limité, on essaye de voir le plus de choses possible en un minimum de temps, ce qui laisse peu de place à l’imprévu. Voyager en prenant son temps, en découvrant de nouvelles cultures, en s’imprégnant de la vie locale et en laissant place à l’imprévu, c’est de ça que nous avions besoin et envie. Se retrouver également, car n’ayant pas les mêmes horaires (Baptiste travaille le week-end) nous avions peu de moment à deux.

usa-canyonlands-dead-horse-point-state-park-6

Et pourquoi pas nous ?

Il y a un an, vous m’auriez parlé de partir en tour du monde, j’aurais dis « Ah oui, ils ont de la chance ceux qui sont en tour du monde ! » mais je n’aurais jamais imaginé le faire aussi. L’idée me paraissait lointaine : tout quitter, dépenser nos économies… Et puis j’ai pensé à toutes les fois où, en vacances, nous avions eu la fameuse discussion « Et si on gagnait à l’Euromillion, on ferait quoi ? On irait où ? ». J’ai réalisé qu’on n’avait pas forcément besoin de gagner à l’Euromillion pour vivre ces conversations. L’argent ? Nous en avions de côté, avec un peu d’effort on pourrait en économiser un peu plus et avoir le budget pour partir. L’envie ? Elle était là, en tout cas chez moi, j’étais habité par un désir grandissant d’aller voir le monde. Tout quitter ? Et pourquoi pas, si c’est pour faire ce qu’on aime le plus au monde avec la personne qu’on aime le plus au monde.

Au fur et à mesure des années, j’ai réussi à m’affirmer et à surtout ne pas me laisser bercer par la vie. J’essaye d’appliquer le principe du Carpe Diem : on ne vit qu’une fois. Si je ne me plais pas dans mon job, je n’arrive pas à faire semblant et j’en change. Si je ne me plais pas dans une relation amicale, je ne persiste pas. Si je suis frustrée par quelque chose, j’essaye de changer les choses. On a qu’une vie et je ne veux pas voir la mienne me passer sous le nez.

salt-lake-city-et-alentours3

Le bon moment

Avec Baptiste, nous étions installés dans notre petite routine depuis trois ans. Trois années de CDI, de location d’appartement, de routine à base de « tu peux prendre du pain ce soir ? ». Une routine que j’ai aimé, que j’aime toujours mais j’ai commencé à avoir envie de plus. Après trois ans, vient souvent le questionnement « Et maintenant ? ». Il est temps de prendre un chien, d’acheter la maison, d’avoir des enfants ? Nous avons des revenus modestes mais nous sommes très économes au quotidien et nous avons eu la chance de pouvoir mettre de l’argent de côté ces dernières années. On a d’abord cherché à devenir propriétaires, des dizaines de maisons visitées, sans jamais tomber sur le bien coup de cœur.  Avais-je vraiment envie de continuer dans cette routine ? Qu’est ce que j’ai vraiment envie de faire de tout cet argent économisé pour la maison ? La réponse finalement était évidente : voyager. Découvrir le monde.

Alors on a dressé le bilan, quels sont les obstacles à une telle décision ?

Nos CDI ? Il était dès le début hors de question de prendre un congé sabbatique ou sans solde, si on décidait de partir on partait sans contraintes et donc sans date de retour. J’ai quitté un peu plus tôt dans l’année un boulot que je ne supportais plus, dont les valeurs ne me correspondaient plus et qui m’a pendant un temps dégoûté du monde du travail. J’ai depuis, heureusement, retrouvé un contrat qui se termine bientôt, dans une boite qui m’a redonné foi en l’entreprise. Mais j’ai longtemps été traumatisé par mon ancien job, ce qui a rendu la décision plus facile. Alors forcément il y a l’appréhension du retour, que penseront les recruteurs de ce départ ? Travaillant dans les ressources humaines, je sais que de plus en plus d’entreprises sont ouvertes à ce type de break et que ce n’est plus forcément un frein à l’emploi de nos jours.

Notre logement ? Et nos meubles ? Nous sommes locataires et pas vraiment matérialistes, du coup pas de déchirement à l’idée de tout quitter.

Nos proches ? Oui, ils vont nous manquer. Mais nous avons déjà fait une année en Australie alors on sait que de nos jours, avec internet et les réseaux sociaux, la distance est plus facile à gérer.

L’argent ? Nous avions économisé pour acheter une maison, quelques derniers efforts et on aurait le budget suffisant pour partir. Je suis plutôt près de mes sous (c’est le terme poli pour radine :D) mais l’idée de claquer mon fric dans un truc aussi fou que de partir en tour du monde m’enchante au plus haut point.

La santé ? Bon ok, on a bientôt trente ans mais on est plutôt en bonne santé.

Les obstacles étaient là, mais n’étaient pas insurmontables. Et une impression persistait : c’est maintenant ou jamais. Si on ne le fait pas maintenant, on le regrettera, c’est sûr. Je ne dis pas qu’il est impossible de tout quitter quand on est propriétaire ou avec une famille, mais c’est plus compliqué. Alors on s’est dit : c’est le moment.

tdm-partir-en-tour-du-monde

Une décision pas facile à prendre

C’est le moment, oui. C’est le moment, sur le papier. Parce qu’en vrai, tout quitter pour l’inconnu, ce n’est pas facile.

L’idée à la base est venue de moi. Un petit « Et toi, comment tu vois les prochaines années ? » au détour d’une conversation, qui s’est transformé en « J’ai bien envie de partir. » Les projets étaient divers et flous, le tour du monde a été un temps écarté et puis il est revenu, comme une évidence. Pour la petite anecdote, pour remettre le sujet sur le tapis et convaincre Baptiste, j’ai fais un PowerPoint. Trente-neuf slides, s’il vous plait ! Le truc s’appelait « Aurore & Baptiste, projet 2019 ». Avec des itinéraires, des budgets, des raisons de partir… Bref, j’avais réussi à me convaincre moi-même, il fallait maintenant embarquer ma moitié. Et vous savez ce qu’il m’a dit après les trente-neuf slides ? « Ouais ok, on peut faire ça. » Easy. Franchement, j’aurais pu faire moins de slides !

tdm-partir-en-tour-du-monde-slides
Extrait du PowerPoint

Bon en vrai ça n’a pas été aussi facile que ça, un oui décidé sur le coin du canapé ne fait pas vraiment office de décision finale. Nous avons eu par la suite des conversations moins drôles, parfois au bord des larmes car au moment de décider on ne savait pas encore ce qui nous attendait, mais on savait ce qu’on quittait.

Et puis nous l’avons fait, nous avons décidé de partir en tour du monde.

Vous restez pour suivre nos aventures ? 🙂

Pour aller plus loin : l’article de Novo-Mondo, partis en tour du monde et devenus digital nomades par la suite !

Retrouvez tous les articles sur la préparation d’un tour du monde :

Tu as aimé ? Partage sur pinterest !

tdm-partir-en-tour-du-monde-pinterest

11 Comments

  1. Le sac à dos de Mel
    10 décembre 2018

    Très chouette article !!!
    Merci pour ce partage très personnel. Hate de te suivre

    Répondre
  2. Rokusan
    10 décembre 2018

    Non mais alors je suis carrément fan de tes slides !! Ce que j’ai ris en lisant ça, c’est excellent ! Comme quoi le boulot nous apprend à bien argumenter nos propos, à les contextualiser et à les animés, tout ça pour finir par partir en tour du monde ahah !
    Bon, plus sérieusement, je suis entièrement d’accord avec tout ce que tu dis et je vis la même chose en ce moment même. Cette vie toute tracée dans un appartement et un CDI ne me convient pas. Il y a tant à voir et tant à vivre, pourquoi nous enfermons nous ? Moi aussi j’aime cette routine “on passe prendre le pain ce soir ?”, mais je pense qu’elle arrive bien trop tôt dans ma vie.
    Je serais bien évidemment là pour suivre tout ça. Ce sera drôle de te voir vivre cette nouvelle vie en Amérique du Sud pendant que je vivrais ma nouvelle vie au Japon !

    Répondre
  3. Voyageuse compulsive
    10 décembre 2018

    Quel bel article 😍 Je m’y retrouve tellement !
    J’aurais presque pu l’écrire !!
    Bon tour du monde à vous deux !! Profitez en un max 😁

    Répondre
  4. Mademoiselle vagabonde (Sonia)
    10 décembre 2018

    Merci pour ce partage intime. Il est des rêves dont on ne se sépare jamais, bravo d aller au bout. Quelle belle expérience de la vie vous allez vivre. Je suivrai avec grand plaisir vos aventures.

    Répondre
  5. Oanez
    11 décembre 2018

    Bonjour Aurore, je découvrir ton blog avec cet article et oui, je vais suivre vos aventures 😉 Comme toi, après une expérience à l’étranger, je suis revenue m’installer en France pendant 3 ans avec mon copain, tous les deux en CDI… Puis est revenue l’envie de partir ! On est actuellement en voyage et on ne regrette pas un seul instant ! Je vous souhaite la même chose 🙂

    Répondre
  6. TROTTEURS ADDICT
    11 décembre 2018

    Tres bel article pour un superbe projet ! moi aussi je bosse dans les RH et je vois de plus en plus de CV avec des coupures de 6 mois 1 an pour un TDM. on reve egalement de ce projet. on espere pouvoir partir avec notre loulou dans quelques annees. on va suivre de pres votre aventure !

    Répondre
  7. Magaly
    11 décembre 2018

    Hello,
    Ton article fait beaucoup réfléchir sur ce qu’on attend de la vie, j’aime bien ta philosophie Carpe Diem 🙂
    Vous avez un très beau projet je vous souhaite de vivres plein de belles expériences !
    Les photos sont très belles ! 🙂
    Belle journée

    Répondre
  8. AuroreVoyage
    11 décembre 2018

    Ton article remue tellement de souvenirs. L’année dernière au même moment on allait quitter nos jobs, et ranger l’appart pour le mettre en location. L’idée est née un peu comme la tienne, « on peut pas vivre comme ça, attendre le weekend, les vacances ». Depuis on est revenus, mais je cherche à modifier ma façon de ivre car un voyage comme vous allez le faire vous transformera forcément. Je vous suivrai avec plaisir (bon même si là, je suis un peu au bord des larmes hihi)

    Répondre
  9. Mademoiselle Scintille
    11 décembre 2018

    Coucou !!! Déjà bravo pour l’initiative de partir, c’est pas quelque chose que tout le monde ferait. Après merci pour cet article aussi, qui relativise la prise de risque (quand on décide de partir, nos proches sont souvent effarés et nous disent que c’est n’importe quoi…). Personnellement, je vais bientôt partir en Nouvelle-Zélande avec mon chéri avant d’attaquer d’autres destinations (pas forcément un tour du monde mais plusieurs pays), et je pense qu’il faut juste se faire confiance et se lancer. On sait un minimum ce qui est bon pour nous quand même ! A bientôt en tout cas 🙂

    Répondre
  10. kikimagtravel
    12 décembre 2018

    Je reste plutôt deux fois qu’une oui ! C’est sur que c’est loin d’être une décision facile mais je sens que ce tour du monde va être incroyable et que vous ne le regretterez pas ! J’ai vraiment hâte de vous suivre dans toutes ces belles aventures ! Des bisous !

    Répondre
  11. tania
    17 décembre 2018

    hâte de vous suivre
    contente d avoir cet article
    clairement vs n allez pas le regretter dit la fille qui ne l a jamais fait
    le luxe de rester plusieurs mois dans un pays c canon
    profitez pr moi et pensez à moi qd vs serez au Brésil et Chili

    Répondre

Laisser un commentaire

Close
%d blogueurs aiment cette page :